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  • : Cette association partie du collège Feuchères à Nîmes s'ouvre à TOUS ceux qui s'intéressent à la couleur romaine dans notre région. Nous organisons des rencontres, visites, conférences, ateliers autour de la romanité, et au nom de la convivialité antique et de son fameux "Carpe diem ! "
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 13:17
SAMEDI 8 OCTOBRE au Musée Fabre, Carpefeuch rencontra "l'oublié de l'impressionnisme", Frédéric BAZILLE.
SAMEDI 8 OCTOBRE au Musée Fabre, Carpefeuch rencontra "l'oublié de l'impressionnisme", Frédéric BAZILLE.
SAMEDI 8 OCTOBRE au Musée Fabre, Carpefeuch rencontra "l'oublié de l'impressionnisme", Frédéric BAZILLE.

A Montpellier donc, presque tous les tableaux de ce peintre que j'ai toujours aimé, car chaque fois que je me suis intéressée à Zola, et cela depuis ma classe de troisième, il était là, sur sa route, un ami que l'on voit dans le film sorti récemment, Et donc sur ma route. Je n'ai pas été déçue de nos retrouvailles ce samedi 8 octobre;

Un peintre Montpellierain, mais cela je n'avais  pas tout de suite su, un peintre novateur, précurseur de l'impressionnisme, oublié dans cette bande d'amis que je voyais évoluer sur les tableaux et dans les témoignages de l'époque, cela c'était évident. Un peintre disparu très tôt, si tôt qu'à 29 ans , il n'a pas eu le temps d'être reconnu à sa juste valeur. (1841-1870).

Vilain petit canard absolu, il a été marginal,  dans sa famille , de riches bourgeois protestants qui auraient rêvé de l'établir comme médecin, dans sa ville qu'il a quittée pour vivre à Paris, Marginal sans doute aussi pour son homosexualité peut-être inavouée mais qui me semble très avouée dans sa peinture et dans l'histoire de son amitié avec son alter ego Edmond Maître. Marginal enfin dans sa solitude extrême de peintre non reconnu qui ne cesse généreusement d'aider ses amis sans le sous, amis qui ne pensèrent même pas à lui rendre hommage au moment où, lui mort et oublié, eux enfin acceptés, ils auraient pu montrer ses oeuvres. 

L'exposition les rassemble toutes  grâce à la coopération des trois commissaires , qui ont réuni ces 23 toiles venues du Musée d'Orsay, de la National Gallery of Art de Washington ajoutées à celles de Montpellier, et elle les met souvent en regard des tableaux de ses prédécesseurs, Courbet, Delacroix, ou de ses amis Monet, Renoir, Sisley.  Michel Hilaire, directeur du Musée Fabre, Paul Perrin du Musée d'Orsay et Kimberly A. Jones de la National Gallery de Washington, ont remis dans la lumière du Sud ce peintre aux origines montpelliéraines mort très jeune à la guerre où il s'est engagé sans doute par désespoir. Il est mort avant même que l'impressionnisme ne soit officiellement inventé : ce sont donc forcément des œuvres de jeunesse que nous découvrons.

Le voici, ce Frédéric tel qu'il se veut donner à voir : un dandy très bien et toujours bien habillé, et un peintre à la palette très colorée, avec aussi l'accent mis souvent sur ces tubes, invention  qui va révolutionner le travail et permettre de se transporter partout, y compris dehors. Le troisième tableau, 1864, Ferme de Saint-Siméon,  est émouvant à double titre, ce n'est cette fois pas un autoportrait, mais un portrait fait par Renoir. Mise en abysme, avec la nature morte  qu'il peint et qui se trouvera accrochée au mur dans un autre tableau de son atelier -un des cinq ateliers qu'il pratiqua- . Le père de Bazille voudra acquérir cette pièce avec son fils au travail.
Le voici, ce Frédéric tel qu'il se veut donner à voir : un dandy très bien et toujours bien habillé, et un peintre à la palette très colorée, avec aussi l'accent mis souvent sur ces tubes, invention  qui va révolutionner le travail et permettre de se transporter partout, y compris dehors. Le troisième tableau, 1864, Ferme de Saint-Siméon,  est émouvant à double titre, ce n'est cette fois pas un autoportrait, mais un portrait fait par Renoir. Mise en abysme, avec la nature morte  qu'il peint et qui se trouvera accrochée au mur dans un autre tableau de son atelier -un des cinq ateliers qu'il pratiqua- . Le père de Bazille voudra acquérir cette pièce avec son fils au travail.

Le voici, ce Frédéric tel qu'il se veut donner à voir : un dandy très bien et toujours bien habillé, et un peintre à la palette très colorée, avec aussi l'accent mis souvent sur ces tubes, invention qui va révolutionner le travail et permettre de se transporter partout, y compris dehors. Le troisième tableau, 1864, Ferme de Saint-Siméon, est émouvant à double titre, ce n'est cette fois pas un autoportrait, mais un portrait fait par Renoir. Mise en abysme, avec la nature morte qu'il peint et qui se trouvera accrochée au mur dans un autre tableau de son atelier -un des cinq ateliers qu'il pratiqua- . Le père de Bazille voudra acquérir cette pièce avec son fils au travail.

Peinture : 8 ans de travail seulement.

Des natures mortes. que je ne goûte pas trop. Des scènes de famille, scènes de groupes, scènes de plein air que les impressionnistes vont imposer en travaillant non plus en atelier, mais dehors, avec une vision moderne de la ville, son art tient autant à la fréquentation du Musée Fabre justement qu'à celle de ses amis , Zola compris, dont il était une "figure rayonnante".

A Montpellier, où il reviendra se ressourcer dans ce domaine de Méric aujourd'hui transformé en parc et si souvent peint dans ses tableaux, il subit une formation assez académique, admirant les couleurs de Véronèse au Musée Fabre, et fréquentant dans l'atelier d'Alfred Bruyas les chefs-d'oeuvre de Courbet et Delacroix. Puis, c'est Paris, il a 21 ans. Il ne tardera pas à abandonner ses études de médecine, mais inventera tout de même le système de vinaigrier qui permet le goutte à goutte suspendu au-dessus de la jambe blessée de Monet. Assidu de l'atelier de Gleyre, avec Renoir ou Sisley, et celui qui sera son grand ami, Monet, il pose en 1865 à Chailly pour le fameux Déjeuner sur l'herbe. Ami qui vit dans la misère, et dont il achètera de nombreuses toiles, par goût, il est aussi connu comme collectionneur, mais aussi par une généreuse solidarité : il achète son tableau Femmes au jardin 2500 F, qu'il n'a pas et qu'il paye à raison de 50F tous les mois, 50F qui constituent la rente que ses parents acceptent de lui verser.

Bazille, c'est la couleur, c'est la lumière, et c'est l'art du portrait de quelqu'un de moderne inscrit dans son temps. A cet égard il donne une regard juste sur les moeurs et vêtements contemporains, y compris à Montpellier. Plus de recours au passé. plus de recours aussi à la mythologie pour s'autoriser des nus : il n'hésite pas à produire des nus de garçons.

Scène d'été, 1969 ; Le pécheur à l'épervier, 1868 ; Scène d'été, 1969 ; Le pécheur à l'épervier, 1868 ; Scène d'été, 1969 ; Le pécheur à l'épervier, 1868 ;
Scène d'été, 1969 ; Le pécheur à l'épervier, 1868 ;

Scène d'été, 1969 ; Le pécheur à l'épervier, 1868 ;

Ce tableau de sa cousine, assise de biais sur le muret de la propriété familiale à Meric,illustre encore à merveille cette modernité : toutes les lignes concourent à mettre en lumière le vêtement de cette femme et soulignent alors le bien fondé de son titre : La Robe rose, 1864. C'est la première fois qu'un personnage moderne était ainsi peint dans un paysage au dehors. On peut retrouver le commentaire que fit Berthe Morisot (correspondance à sa sœur du 5 mai 1869 à propos d'un autre tableau : Vie du Village, 1868) : évoquant l'objectif de" mettre en lumière une figure en plein air", "cette fois il me paraît avoir réussi."

Pourtant, il vécut dans une certaine solitude, et une peur de ne pas être reconnu, lui qui avait dû déjà se dégager de l'emprise familiale, fuyant un milieu protestant assez rigide pour choisir la vie d'artiste. Lui qui fut éclipsé par ses amis, un peu oublié, parce que mort trop tôt. Effectivement, il est mort sans gloire à la guerre , sans avoir jamais RIEN vendu, et a même réutilisé des toiles pour en faire d'autres, maintenant on le sait car on a découvert sous des toiles d'autres toiles ! Comme La Jeune fille au piano qu'on croyait perdu et que l'on a retrouvé sous Ruth et Booz, un admirable dernier tableau d'inspiration biblique.

Le seul tableau que j'ai trouvé "d'inspiration antiquisante" : c'est aussi mon préféré !

Le seul tableau que j'ai trouvé "d'inspiration antiquisante" : c'est aussi mon préféré !

Pour terminer, il faut redevenir chauvin et aller montrer trois tableaux "de notre Sud" : Bazille a énormément peint Montpellier et sa région. Son domaine d'abord.

Ce tableau de groupe où les individus sont marqués chacun dans la lumière,  La réunion de famille, 1867,  propose outre son oncle et  ses parents, sa cousine et son mari, son frère et sa fiancée ...Et, tout-à-fait à gauche du tableau,rajouté ensuite,  lui-même comme à la fois dans la famille et à l'écart..

Ce tableau de groupe où les individus sont marqués chacun dans la lumière, La réunion de famille, 1867, propose outre son oncle et ses parents, sa cousine et son mari, son frère et sa fiancée ...Et, tout-à-fait à gauche du tableau,rajouté ensuite, lui-même comme à la fois dans la famille et à l'écart..

La région ensuite. Aigues-Mortes.

Les remparts d'Aigues-Mortes du côté du couchant, 1867, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867.Les remparts d'Aigues-Mortes du côté du couchant, 1867, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867.Les remparts d'Aigues-Mortes du côté du couchant, 1867, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867.
Les remparts d'Aigues-Mortes du côté du couchant, 1867, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867.

Les remparts d'Aigues-Mortes du côté du couchant, 1867, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867.

et, le dernier tableau, à tous les sens du terme. : Paysage au bord du Lez, 1870. Réalisé en même temps que Ruth et Booz. Et dans le même format.et, le dernier tableau, à tous les sens du terme. : Paysage au bord du Lez, 1870. Réalisé en même temps que Ruth et Booz. 

Et si vous voulez vous replonger dans l'univers de cette fin de  XIXème siècle, relisez l'OEUVRE de Zola et alllez voir ce film que je viens de déguster : Cézanne et moi ! Qui connaît bien Zola y constatera que si tout n'est pas dit de la vie de Zola qui est un vrai roman, tout y est juste et bien rendu. on y aperçoit aussi notre Frédéric Bazille qu'il ne faut pas oublier ! 

 

SAMEDI 8 OCTOBRE au Musée Fabre, Carpefeuch rencontra "l'oublié de l'impressionnisme", Frédéric BAZILLE.
SAMEDI 8 OCTOBRE au Musée Fabre, Carpefeuch rencontra "l'oublié de l'impressionnisme", Frédéric BAZILLE.
L'atelier de la rue de Condamine est le nouveau lieu de travail en 1867 : il y représente son ami Maître au piano, Manet regardant le chevalet le tableau La Vue du village,aussi  Astruc, Renoir, et Monet discutant autour de l'escalier. Manet a ensuite rajouté la silhouette de Bazille avec la palette à la main.

L'atelier de la rue de Condamine est le nouveau lieu de travail en 1867 : il y représente son ami Maître au piano, Manet regardant le chevalet le tableau La Vue du village,aussi Astruc, Renoir, et Monet discutant autour de l'escalier. Manet a ensuite rajouté la silhouette de Bazille avec la palette à la main.

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